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Arthrose cervicale : est-elle mortelle ? Causes et traitements

Jean-Pierre
4 octobre 2025
11 min de lecture
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Sommaire

Vous vous inquiétez à propos de votre arthrose cervicale ? Vous vous demandez si cette maladie peut mettre votre vie en danger ? Ces questions sont tout à fait légitimes quand on commence à ressentir des douleurs dans le cou et qu’on entend parler de complications possibles.

Rassurez-vous, nous allons faire le point ensemble sur cette pathologie très courante. Vous découvrirez que dans la grande majorité des cas, l’arthrose cervicale n’est pas mortelle, même si elle peut parfois provoquer des complications qu’il faut prendre au sérieux.

Vous voulez comprendre les vrais risques et savoir quand vous devez vous inquiéter ? Alors plongeons dans ce sujet sans plus tarder !

L’arthrose cervicale : une maladie mortelle ?

Question Réponse
L’arthrose cervicale est-elle mortelle ? Non, dans 95% des cas elle est bénigne et se traite efficacement
Existe-t-il des complications graves ? Oui, mais elles restent rares (compression médullaire, myélopathie)
Quand faut-il s’inquiéter ? En cas de troubles moteurs, perte de force ou troubles de l’équilibre

Pour répondre directement à votre question : l’arthrose cervicale n’est pas mortelle dans l’immense majorité des cas. Cette maladie chronique touche les vertèbres cervicales de votre colonne vertébrale et provoque principalement des douleurs et des raideurs. Cependant, dans de rares situations, elle peut entraîner des complications neurologiques sérieuses qui nécessitent une prise en charge urgente.

Les données médicales sont rassurantes : après 40 ans, environ 1 personne sur 2 présente des signes d’arthrose cervicale à la radiographie, mais la plupart ne développent jamais de symptômes graves. Plus de 75% des patients atteints d’arthrose en France souffrent au niveau de la colonne vertébrale, soit environ 10 millions de personnes, et ils vivent normalement avec leur condition.

Qu’est-ce que l’arthrose cervicale exactement ?

L’arthrose cervicale, aussi appelée cervicarthrose, correspond à l’usure progressive du cartilage des vertèbres cervicales. Votre rachis cervical comprend sept vertèbres qui supportent votre tête et permettent les mouvements de votre cou. Avec le temps, les disques intervertébraux s’abîment, le cartilage se dégrade et des excroissances osseuses (ostéophytes) peuvent se former.

Cette dégénérescence fait partie du processus naturel de vieillissement, mais elle peut être accélérée par plusieurs facteurs. Les microtraumatismes répétés, les mauvaises postures, l’hérédité ou certaines malformations congénitales jouent un rôle dans son développement. C’est pourquoi certaines personnes développent une arthrose cervicale plus précocement que d’autres.

Vous devez savoir qu’il existe une dissociation fréquente entre les images radiologiques et les symptômes. Autrement dit, vous pouvez présenter des signes d’arthrose importants sur une radiographie sans ressentir la moindre douleur, ou inversement avoir mal avec des lésions mineures. Cette particularité explique pourquoi le diagnostic ne repose jamais uniquement sur l’imagerie.

Les différents types d’atteintes

L’arthrose cervicale peut toucher différentes structures de votre rachis cervical. Elle peut affecter les articulations postérieures (arthrose articulaire postérieure), les disques intervertébraux (discopathie dégénérative) ou les deux simultanément. Les niveaux les plus souvent concernés sont C5-C6 et C6-C7, car ces vertèbres subissent les contraintes mécaniques les plus importantes.

Quand l’arthrose progresse, elle peut provoquer un rétrécissement du canal rachidien (sténose) ou des trous de conjugaison par lesquels sortent les nerfs. C’est à ce moment-là que peuvent apparaître les complications neurologiques, même si celles-ci restent l’exception plutôt que la règle.

Symptômes et complications : quand s’alarmer ?

Les symptômes de l’arthrose cervicale varient énormément d’une personne à l’autre. La plupart du temps, vous ressentirez des douleurs cervicales (cervicalgies) qui peuvent irradier vers la tête, les épaules ou les bras. Ces maux de tête sont souvent localisés à l’arrière du crâne et s’accompagnent d’une raideur matinale du cou.

Vous pourriez également éprouver des fourmillements dans les bras, des sensations de picotements ou une diminution de la force dans les mains. Ces symptômes, appelés névralgie cervico-brachiale, résultent de la compression des nerfs qui sortent de la moelle épinière au niveau cervical.

Cependant, certains signes doivent vous alerter et vous pousser à consulter rapidement. Il s’agit des signes d’alerte neurologiques qui peuvent indiquer une compression de la moelle épinière :

  • Troubles de l’équilibre et difficultés à marcher
  • Perte de force dans les membres inférieurs
  • Troubles du contrôle sphinctérien (urinaire ou fécal)
  • Engourdissements ou fourmillements dans les quatre membres
  • Difficultés à effectuer des gestes précis avec les mains

Ces symptômes peuvent révéler une myélopathie cervicale, c’est-à-dire un dysfonctionnement de la moelle épinière. Cette complication, bien que rare, nécessite une prise en charge chirurgicale urgente car elle peut évoluer vers un handicap permanent. Dans ce contexte, même si la méthode de relaxation pour gérer le stress peut aider à mieux vivre avec la douleur chronique, elle ne remplace pas un traitement médical approprié.

Le risque réel de complications graves

La spondylose cervicale constitue une cause fréquente de dysfonctionnement médullaire chez les personnes de plus de 60 ans. Toutefois, même dans ces situations, le pronostic vital n’est généralement pas engagé directement. Le danger réside plutôt dans le risque de handicap fonctionnel sévère en cas de compression médullaire non traitée.

Dans de très rares cas, un traumatisme même mineur sur une moelle épinière déjà comprimée par l’arthrose peut provoquer des lésions neurologiques aiguës. C’est pourquoi il est essentiel de diagnostiquer et de traiter précocement les signes de compression médullaire, avant que la situation ne devienne critique.

Diagnostic et examens : comment confirmer l’arthrose cervicale

Le diagnostic de l’arthrose cervicale commence toujours par un examen clinique approfondi. Votre médecin évalue vos symptômes, teste votre mobilité cervicale, vérifie vos réflexes et recherche d’éventuels signes neurologiques. Cette évaluation clinique reste l’élément le plus important pour orienter le diagnostic.

Plusieurs examens d’imagerie peuvent ensuite être prescrits selon votre situation. La radiographie standard du rachis cervical constitue souvent le premier examen. Elle permet de visualiser les modifications osseuses typiques de l’arthrose : pincement des disques, ostéophytes, sclérose des plateaux vertébraux.

L’IRM (Imagerie par Résonance Magnétique) représente l’examen de référence pour évaluer les tissus mous : disques, ligaments, moelle épinière et racines nerveuses. Elle est indispensable si votre médecin suspecte une compression neurologique. Le scanner (TDM) peut également être utile pour mieux analyser les structures osseuses et planifier une éventuelle intervention chirurgicale.

L’électromyogramme : un examen complémentaire

Dans certains cas, un électromyogramme (EMG) peut être réalisé pour évaluer le fonctionnement des nerfs et des muscles. Cet examen aide à localiser précisément le niveau de compression nerveuse et à différencier une atteinte radiculaire d’une atteinte médullaire.

Vous devez comprendre que tous ces examens se complètent et que leur interprétation nécessite une expertise médicale. La présence d’arthrose sur les images ne suffit jamais à expliquer tous vos symptômes, d’où l’importance de corréler les résultats avec votre état clinique.

Traitements : du conservateur au chirurgical

La prise en charge de l’arthrose cervicale suit une approche progressive, en commençant toujours par les traitements conservateurs. Ces mesures permettent de soulager efficacement la majorité des patients sans recourir à la chirurgie.

Le traitement médicamenteux repose principalement sur les antalgiques et les anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS). Ces médicaments réduisent l’inflammation et soulagent la douleur. Dans certains cas, des décontracturants musculaires ou des anti-épileptiques peuvent être prescrits pour traiter les douleurs neuropathiques.

La kinésithérapie joue un rôle central dans la prise en charge. Elle vise à maintenir la mobilité cervicale, renforcer les muscles du cou et améliorer votre posture. Les séances peuvent inclure des exercices spécifiques, des étirements, de la thermothérapie ou des techniques manuelles. Maintenir une activité physique adaptée, comme la marche à pied, contribue également à préserver votre état général.

Les infiltrations et autres techniques

Quand les traitements oraux ne suffisent plus, des infiltrations de corticoïdes peuvent être proposées. Ces injections, réalisées sous contrôle radiologique, permettent de cibler précisément la zone douloureuse et d’obtenir un soulagement prolongé. Les infiltrations périradiculaires ou épidurales sont particulièrement efficaces en cas de névralgie cervico-brachiale.

D’autres approches peuvent compléter la prise en charge : acupuncture, ostéopathie, port d’un collier cervical temporaire, ou encore des séances avec un spécialiste qui propose des approches pour lutter contre la fatigue chronique souvent associée aux douleurs persistantes.

La chirurgie : quand est-elle nécessaire ?

La chirurgie cervicale n’est envisagée que dans des situations bien précises. Elle devient nécessaire en cas de compression médullaire avec signes de myélopathie, de déficit moteur progressif, ou d’échec des traitements conservateurs après plusieurs mois.

Plusieurs techniques chirurgicales existent selon le type et le niveau de l’atteinte : discectomie, laminectomie, arthrodèse ou pose de prothèse discale. Ces interventions visent à décompresser les structures neurologiques et à stabiliser le rachis. Bien que ces opérations soient généralement efficaces, elles comportent des risques qu’il faut bien peser avec votre chirurgien.

Prévention et adaptation du mode de vie

Même si l’arthrose cervicale fait partie du vieillissement naturel, vous pouvez adopter certaines mesures pour ralentir son évolution et réduire vos symptômes. L’ergonomie de votre poste de travail joue un rôle crucial : écran à hauteur des yeux, soutien lombaire, pauses régulières pour mobiliser votre cou.

Les exercices d’étirement et de renforcement cervical, pratiqués régulièrement, aident à maintenir la souplesse et la force musculaire. Vous pouvez les apprendre auprès d’un kinésithérapeute et les intégrer dans votre routine quotidienne. La natation représente une activité particulièrement bénéfique car elle sollicite les muscles cervicaux sans contraintes excessives.

Certaines habitudes du quotidien méritent d’être modifiées : éviter de porter des charges lourdes sur la tête, adapter la hauteur de votre oreiller, limiter les mouvements brusques du cou. Si vous souffrez de problèmes discaux comme une hernie foraminale, ces précautions deviennent encore plus importantes.

Les remèdes naturels et complémentaires

Certains remèdes de grand-mère peuvent apporter un soulagement ponctuel : cataplasmes d’argile, application de chaud ou de froid, tisanes anti-inflammatoires à base de curcuma ou d’harpagophytum. Ces approches naturelles ne remplacent pas un traitement médical mais peuvent le compléter utilement.

L’importance du suivi médical régulier ne doit pas être sous-estimée. Même si votre arthrose cervicale évolue favorablement, des consultations périodiques permettent de détecter précocement d’éventuelles complications et d’adapter votre traitement si nécessaire.

Questions fréquentes

Quels sont les risques de l’arthrose cervicale sévère ?

Une arthrose cervicale sévère peut provoquer une compression de la moelle épinière (myélopathie) ou des racines nerveuses. Les principaux risques incluent la perte de mobilité, des troubles de l’équilibre, une faiblesse musculaire progressive et dans les cas les plus graves, des troubles sphinctériens. Ces complications nécessitent une prise en charge chirurgicale rapide pour éviter un handicap permanent.

Est-ce que l’arthrose peut paralyser ?

La paralysie complète due à l’arthrose cervicale reste exceptionnelle. Cependant, une compression sévère de la moelle épinière non traitée peut effectivement entraîner des déficits moteurs importants, voire une paraplégie ou tétraplégie. C’est pourquoi les signes d’alerte neurologiques (troubles de l’équilibre, faiblesse des membres, troubles sphinctériens) impose une consultation urgente.

Combien de temps dure une crise d’arthrose cervicale ?

La durée d’une crise d’arthrose cervicale varie considérablement selon les personnes et la sévérité de l’atteinte. Une poussée douloureuse aiguë dure généralement entre quelques jours et 2-3 semaines. Avec un traitement approprié (anti-inflammatoires, kinésithérapie, repos relatif), l’amélioration survient souvent dans les premières semaines. Les symptômes chroniques, eux, peuvent persister des mois mais s’améliorent progressivement avec une prise en charge adaptée.

À quel âge apparaît généralement l’arthrose cervicale ?

L’arthrose cervicale commence à apparaître dès 40 ans, mais reste souvent asymptomatique. Après 50 ans, environ 85% des personnes présentent des signes radiologiques d’arthrose cervicale, mais seulement une partie développe des symptômes. Les premières douleurs cervicales liées à l’arthrose surviennent généralement entre 45 et 55 ans, avec une progression variable selon les individus et leur mode de vie.

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